En quelques mots… l’habitation spécialisée pour les adultes et les personnes vieillissantes présentant un trouble du spectre de l’autisme.

Le défi actuel

Les études les plus récentes estiment que le taux de prévalence des personnes autistes varierait entre 90 et 120 individus sur 10 000, soit environ 1% de la population. L’estimation de la prévalence du trouble du spectre de l’autisme (TSA) au Canada, incluant les enfants et les adultes, est de 1 sur 94 tandis qu’il est de 1 sur 68 aux États-Unis. La hausse de la prévalence des TSA se traduit par une demande croissante des services.

 

Le besoin

Devant le vieillissement des familles et celui de leurs enfants autistes (retenons que les personnes ayant un TSA ont un vieillissement prématuré à partir de 45 ans), certains parents s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants. Ils espèrent un lieu d’habitation offrant : sécurité, qualité de vie et autonomie. Actuellement, au Québec, 1 400 personnes attendent jusqu’à       11 ans pour obtenir des services résidentiels. Pour ce faire, nous souhaitons bâtir des milieux de vie permanents pour les personnes présentant un TSA qui ont des profils variables et des besoins particuliers.

Selon les dernières recherches, plus de 30% des personnes TSA requièrent un soutien léger (supervision dans l’organisation des tâches régulières) tandis que 65% d’entre eux requièrent un soutien plus important (accompagnement lors des tâches régulières) sans oublier un 5% qui requiert un soutien constant.

 Cette demande croissante exige :

  • de nouveaux modèles d’habitation qui tiennent compte de la spécificité des caractéristiques des personnes TSA;
  • du personnel qualifié (professionnels de la santé);
  • des technologies adéquates, des interventions spécifiques;
  • des partenariats entre le réseau public, privé et communautaire.

 

L’habitation idéale

« L’espace privé est considéré comme un lieu de retranchement […] pouvant revêtir une dimension restauratrice et rassurante par un aspect contenant et familier », (Charras, 2008).

Or, pour revêtir de telles caractéristiques, le sujet doit pouvoir y trouver à travers ses objets des points d’ancrage de son expérience spatiale et de son histoire, aussi ténue soit la conscience qu’il en a.

Afin d’y arriver, l’habitation doit détenir une conception architecturale qui tient compte des espaces physiques (kinesthésique), de la photo sensibilité (visuel), du confort acoustique (auditif) et sensoriel (proprioceptif, olfactif), des préférences alimentaires (gustatif), etc.

Ces habitations sont déclinées en trois volets pour rassembler les personnes autistes en fonction du degré de sévérité de leur diagnostic et le niveau de soutien requis.